Hugues Sibille président d'honneur du Labo de l'ESS

Mon action est entrée en lien très étroit avec Claude à partir de 1988, et les suites du RMI. Nous avons alors cheminé ensemble, toujours avec bonheur, dans un grand nombre d’initiatives. Lors de la Loi Nouveaux Services Emplois jeunes. Au Conseil National de l’Insertion où je siégeais à partir de 1997, en tant que Délégué interministériel. À France Active dont je fus le principal financeur au titre de la Caisse des dépôts de 2001 à 2005. A l’Avise dont j’avais été le fondateur à partir de 2002.

Hugues Sibille président d'honneur du Labo de l'ESS

Nous étions dans une proximité de plus en plus grande nous parlant presque chaque jour. Quand Claude voulut passer la main sur sa Présidence du Labo de l’ESS, il a assez « naturellement » pensé à moi du fait de cette grande complicité et d’une belle confiance réciproque.


Quelques anecdotes

1. Martine Aubry remet la légion d’honneur à Claude, à l'hôtel Pomereux de la CDC. Martine Aubry se mélange les pinceaux et au lieu de dire : Claude Alphandéry a participé aux travaux du 6 ème plan, elle dit : Claude Alphandéry a participé aux travaux du 6 ème siècle.

2. Claude était assis à côté de Stéphane Hessel à l’enterrement de l’un de leurs amis (je crois que c’était Raymond Aubrac). Le maître des cérémonies s’approche d’eux et leur dit : ce sera bientôt votre tour! (Claude riait aux éclats en racontant cela)

Vers une transformation de la société

Le Labo de l’ESS contribue à la transformation de la société par une quête constante de liens entre la pensée et l’action transformatrice, en partant des expériences et des territoires. Le Labo est toujours lié à des « faiseux », à des utopistes réalistes. Dès le début, il a été en prise avec les territoires, évitant le syndrome français de centralisme et de top down. Ce n’est pas par hasard qu’il a été l’inventeur des pôles territoriaux de coopération économique (PTCE).

Résister aujourd'hui et demain

Ce qu’il est possible, c’est d’abord de refuser la fatalité de l’inacceptable. Ce que Claude nous laisse c’est un esprit de résistance en éveil. En 1942 tout semblait fichu et pourtant des résistants gagnaient les maquis et se battaient, convaincus de la victoire. En se battant ils parlaient du monde d’après. Faisons de même ! Les vents sont contraires. Le Trumpisme progresse, l’état de droit régresse, l’individualisme gagne. Les dérèglements climatiques sont encore devant nous. Notre première action, notre premier devoir c’est de refuser le défaitisme, de vouloir agir comme si nous ne pouvions échouer, de figurer le monde d’après. Pour cela il faut faire converger des forces de la société civile vers des buts communs. Le Pacte du Pouvoir de vivre en est un exemple. Il y en a d’autres.

Ressources en lien

Aucun résultat

En lien avec la thématique